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Le passage de Drake (aller)

Le passage de Drake (aller)

1er jour de navigation

Le but de notre expédition se trouve être la « péninsule Antarctique » : la région la pus au nord du continent et la plus proche de l’Amérique du Sud. C’est aussi la plus clémente. L’Antarctique est bien évidemment le continent le plus froid au monde (température la plus basse enregistrée à -90°, un record mondial) mais aussi le plus sec.

La péninsule est loin de ces extrêmes et reste accessible facilement en été. Pour cette raison, les croisières s’arrêtent au mois de mars, les conditions hivernables étant ensuite trop mauvaises.

 

Il faut 2 jours pour arriver à la péninsule de l’Antarctique en empruntant la voie maritime nommée « le passage de Drake » : 1000km de navigation en haute mer depuis Ushuaia, en passant au large du Cap Horn. Ça peut être apparemment un véritable enfer mais pour nous heureusement, les vents sont favorables et vont dans notre sens. La traversée doit donc se faire calme. Quand on est pas du tout habitué comme moi à des trajets en mer, on trouve que cela secoue quand même bien : on tangue de droite à gauche toutes les 10 secondes.

Cela donne lieu à des situations cocasses pendant les repas : les verres se renversent facilement. La douche est aussi un grand moment : on doit se tenir d’une main à la barre tout en se lavant. Impossible aussi de marcher sans se tenir aux barres disposées partout sur le bateau.

Heureusement, je ne suis pas malade, peut-être grâce aux pilules anti mal de mer. Ce n’est pas le cas de tout le monde, certains passent un mauvais moment dans leur cabine…Ce « passage » doit normalement s’arrêter brusquement à l’approche du continent.

La 1ère nuit est un peu difficile, entre le bruit des machines et le mouvement de droite à gauche continu, y compris au lit . Mais on se fait à tout ça finalement rapidement.

L’activité est au ralenti, on n’en est pas à organiser des lotos mais on y est pas loin ! On enchaîne petit-déjeuner, conférence, déjeuner, conférence, snack, conférence, dîner. J’ai l’impression de manger tout le temps ! Les conférences sont données par l’équipage sur des sujets plus ou moins intéressants sur le continent, la faune, le climat…L’audience n’est pas forcément très assidue, les cachets font facilement dormir et j’avoue qu’il faut être ultra motivé pour résister pendant plus d’1h sur les oiseaux de haute mer.

Je sors un peu dehors prendre l’air. Pas trop longtemps, il n’y a rien à voir à part l’océan à perte de vue.

2013/03/Antarctique-J2_02
  2013/03/Antarctique-J2_04
 

 

Je fais aussi connaissance avec d’autres passagers, beaucoup d’Australiens (les 2/3). la moyenne d’âge est un peu élevée et plutôt des couples. Il faut dire que ça ne rentre pas vraiment dans le cadre « roots » d’un tour du monde.

On me connait rapidement à bord : je suis le seul Français et celui qui a obtenu son billet le matin du départ, ça étonne toujours un peu !

Une journée qui s’écoule très tranquillement et sans beaucoup d’action…

 

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