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Salcantay, me voilà !

Salcantay, me voilà !

J’y suis, sur la route du Machu Picchu. Enfin ! Dans quelques jours, je découvrirai l’un des « highlights » de ce trip auquel je rêve depuis de nombreux mois. Et comme on n’apprécie jamais autant une récompense qu’après un effort, un petit trek de 4 jours pour atteindre une des 7èmes nouvelles merveilles du monde (à ne pas confondre avec la liste des 7 anciennes merveilles du monde) n’est que plus justifiée.
Bon, et puis après quelques jours où je me suis largement empâté et reposé à Cuzco, il est temps de se bouger les fesses !

Après l’étape bien connue et quasi obligatoire de tri du sac hier soir, je me suis couché (relativement) tôt pour un réveil à 3h. Et ça, ça pique les yeux toujours autant. Le gérant de l’hostel m’accompagne gentiment au lieu de rendez-vous car c’est lui qui s’est occupé de la réservation et veut s’assurer qu’il n’y ait pas de souci au départ. Il fait bien car plusieurs groupes de différentes agences de voyage se retrouvent dans le même bus et il y a forcément des loupés. Comme une Allemande qui se pointe là et qui se fera doucement faire exclure car elle avait réservé son tour dans une autre agence n’utilise pas le même bus.

Tout un mic-mac nocturne sur la place de Cuzco, comme pour les colos. Et dire qu’il y a des départs quotidiens, c’est que ça brasse du monde le Salcantay !

Comme souvent à cet horaire, je m’écroule dès que le bus se met à rouler. Et le 2ème réveil effet « kiss cool » 2h plus tard fait au moins aussi mal que le 1er.
C’est à l’arrivée au point de départ du trek que chacun fait connaissance avec son guide et son groupe. Je fais parti d’un groupe de 13 personnes : 11 Américains, 1 Allemand et 1 p’tit français 😉
C’est aussi le moment de refourguer nos affaires aux porteurs, à savoir les mules. Oui car l’intérêt de ce trek est de n’avoir à transporter que très peu d’affaires dans la journée et de tout faire porter par des mules chargées à bloc. Les pauvres 🙁 Elles supportent à la fois les affaires personnelles mais aussi la nourriture et le matériel de cuisine.

Pour éviter les abus, il y a tout de même un poids limite / personne à respecter. J’avais fait peser mon sac hier soir au gérant, le poids lui semblait correct. Mais devinez quoi ? Je suis largement au-dessus !!! Dans les 10kg au lieu des 6 maximum, hum !
Pourtant, je n’ai pas pris trop de vêtements, juste de quoi palier au froid et à la pluie. Alors, bien sûr, il y a mon sac de couchage et le matelas qui pèsent déjà assez lourd (au moins 3kg facile). Bon OK, j’ai aussi mon ordi et le guide de voyage sur l’Indonésie pour potasser le soir (au moins 2,5kg). Plus le sac qui fait plus de 2kg et voilà !

J’avais emmené mes 2 sacs. Je n’ai donc plus qu’à ré-équilibrer en reprenant quelques affaires du gros sac dans mon « petit » sac frontal que je porterai la journée . Mais même comme cela, c’est trop et impossible d’en prendre plus, faute de place. Il faudra donc que je paye pour une mule supplémentaire, partagée avec 3 autres marcheurs.

Le temps de m’enfiler quelques pâtisseries achetées la veille et de faire les présentations avec les autres participants et nous voici partis vers les 10h du matin.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, une petite présentation de l’itinéraire de ces 4 jours :

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Cette carte récupérée sur Internet n’était pas fournie par mon agence mais comme toutes font le même parcours et les campements aux mêmes endroits, cela n’a pas d’importance. En l’occurrence, l’étape d’aujourd’hui, pas trop violente, nous amène de Mollepata à Soraypampa.

C’est une montée régulière à travers les collines. Le rythme n’est pas trop élevé, les pauses régulières pour que le guide nous donne quelques détails sur l’environnement, la flore…
C’est quasi obligatoire dans un groupe assez important où les capacités sont assez disparates. Ça se voit des les 1ères  ascensions un peu plus raides.

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Les paysages sont assez beaux et la vue devient plus intéressante en prenant de la hauteur. En chemin, je discute un peu avec certains du groupe. Les Américains sont tous étudiants en médecine et terminent au Pérou un stage. Une belle façon de conclure leur séjour avant le retour à la maison.

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C’est rapidement l’heure du déjeuner et on comprend alors qu’on ne risque aucunement de mourir de faim ! Au menu : poulet et riz. Et on peut dire que les proportions sont très généreuses ! Aucun risque de crise d’hypoglycémie !
Après une sieste rapide, il est temps de repartir sur une partie un peu plus plate mais plus intéressante : on longe la montagne à mi-hauteur avec en ligne de mire le refuge tout au fond de la vallée, là où apparaissent les 1ères neiges :

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Plus on avance et plus on voit un écart se creuser dans le groupe. Forcément, entre ceux qui sont assez sportifs (je pense pouvoir m’inclure maintenant dans cette catégorie) et les petites New-Yorkaises participant à leur 1er trek, il y a un gap comme on dit.

A part de légères montées, le parcours ne présente plus aucune difficulté et on approche doucement de l’hébergement de ce soir, au lieu dit « Soraypampa », un peu avant 18h, et au pied de la montagne Salcantay.

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Nos affaires portées par les mules nous ont précédé et nous attendent au pied des tentes (fournies par l’agence), à l’abri du froid et du vent sous une grande toile. Le refuge est sommaire, toilettes et lavabo, ce qui suffit très largement pour un trek. Il ne reste qu’à choisir sa tente et s’installer. Avec un groupe d’un chiffre impair, je me retrouve seul dans une tente. Tant pis pour la convivialité nocturne, mais je ne pourrai que mieux dormir.

C’est l’heure d’un goûter à base de thé de mounia, comme en Bolivie, toujours aussi bon au goût (un peu mentholée et bien meilleure que la coca) et efficace contre le « soroche », le mal de l’altitude. Car nous sommes déjà assez haut, à 3900m, et cela va s’accentuer demain. Avec quelques pop-corn, c’est royal !
Et pour accompagner ça, les Américains ont ramené l’indispensable, du moins pour eux : du « peanut butter », ou beurre de cacahuètes. Question de culture et d’habitude mais moi, je n’y ai jamais trop accroché…Je préfère de loin le Nutella !

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Et pour se réchauffer au dîner car il fait tout de même un peu froid, rien de mieux qu’une petite gorgée de whisky qu’ils ont aussi amené. C’est bien, ils sont prévoyants au moins !

Le repas, encore très copieux, se déroule bien, même si j’ai un peu du mal à suivre les discussions ! En groupe, ils sont tout de suite plus bruyants !
Une petite partie de carte post-dînatoire, le classique et international « president/asshole » et il est déjà temps de se coucher vers 22h. C’est que demain, on se réveille vers 5h pour partir vers les 6h30/7h.
C’est toujours ça le rythme des treks, coucher tôt / lever tôt 🙂

Fin de cette 1ère journée du Salcantay (ou Salkantay). De beaux paysages pour une 1ère journée, qui n’est souvent dans un trek qu’une introduction et pas toujours très intéressante. Le meilleur devrait être demain avec un passage de col à plus de 4500m 🙂

 

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